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Ardolon
Validé
Ardolon
25 ans
Rito
Homme
GoldenRod
Fort d'une expérience riche en imprévus, de son habitude à attirer les ennuis et d'un goût prononcé pour l'inconnu, le piaf prend un plaisir toujours renouvelé à subir les intempéries de la fortune. Combattre n'est pas une question de survie pour Ardolon : c'est un défi constant et quand l'affrontement se profile, il est dans son élément.
L'arme première de l'aigle est son arc. Grâce à son excellente vue, et sa pratique assidue, il frappe avec précision mais il n'aime pas cette façon de combattre, qu'il juge trop lâche. Contrairement aux autres ritos, Ardolon préfère compte non pas sur la vitesse, mais sur la force pure. Il est habitué à retourner contre eux l'équipement de ses opposants, et n'hésite pas à utiliser l'environnement à son avantage. La finesse ? Pourquoi faire ? Impulsif, brutal, bestial dès que l'adrénaline le gagne, sa furie est souvent fatale. Il compense son inexpérience avec certaines armes par une extrême violence. Son ire, incontrôlable, le plonge dans un délire ineffable.
Lorsqu'il recouvre ou garde son flegme, il n'hésite pas à ourdir des pièges. Il utilise aussi la puissance de ses ailes pour surprendre ses opposants et ses griffes n'en sont pas moins terrifiantes car leur tranchant acerbe est l'arme primaire des piafs. Les surfaces les plus résistantes pourront s'en prémunir mais certaines espèces n'ont pas cette protection. Contre les ennemis pourvus d'un point faible évident, les serres sont d'autant plus funestes qu'elles sont le prolongement du corps du rito et qu'étant capable de voler, ils peut attaquer depuis des angles inopinés.
Pour autant la morphologie des oiseaux n'est pas sans failles car leur ossature est plus fragile que celle d'autres races, ce qui constitue une évidente lacune à qui les a déjà combattus. Ce n'est qu'avec une armure et au prix d'une protection adéquate qu'il pourra combattre avec des armes dignes de sa race aquiline.
Pour un rito, Ardolon est loin d'être malingre : sa taille surpasse la plupart des siens et sa musculature est durcie par un exercice quotidien. Dépassant allègrement les deux mètres, il reste un peu moins grand que certaines gérudos, notamment Beterah, mais de très peu, Son envergure quant à elle dépasse les trois mètres et semble d'autant plus menaçante lorsqu'il étend ses membres ailés. Grâce à sa taille, il apparaît imposant et joue de cette intimidation contre les flagorneurs et les imposteurs.
S'il est peut-être moins à l'aise dans les airs que d'autres ritos, à cause de son poids, il n'en demeure pas moins vif dans ses gestes. À cause de cela, il peut lui arriver d'être quelque peu maladroit. Toutefois son allure témoigne d'une fierté bien connue chez sa race, même s'il est bien plus habitué à marcher que ses semblables.
Le plumage d'Ardolon est composé principalement de deux couleurs : majoritairement bleu nuit, ses extrémités sont d'un rouge cramoisi ainsi que le dos de ses ailes. Pour cette raison, il porte des vêtements sombre ou saphir avec des accessoires vermeille, en particulier un foulard et une ceinture.
Quiconque le rencontre constate aussi l'hétérochromie de ses iris car si l'un est céruléen, celui de gauche est... Pourpre. Lorsqu'il vous voit d'un mauvais œil, vous le saurez donc très rapidement !
Pour autant, il n'est pas dans le rapport de force perpétuel et, au contraire, admire les autres races capables de s'exprimer par la force de leur charisme. Même physiquement, Ardolon n'utilise pas sa carrure pour écraser ceux qu'il estime dignes et, au contraire, est capable de se mettre en retrait dans un groupe. Il préfère d'ailleurs prendre une place à part qu'être au centre de attentions quand tout se passe bien...
... Mais les choses ne se passent jamais aussi bien que prévu, avec lui.
Soyons clairs : pour un piaf, Ardolon est brutal. Il aime que les choses aillent vite et apprécie assez peu les faux-semblants. Les marques d'autorité ou de prestige le laissent indifférent et il prend plaisir à tester les compétences de ceux qui l'entourent. S'il peut paraître arrogant, ce n'est pourtant pas de la condescendance ; il croit au contraire que chaque individu porte en lui un potentiel immense. L'atteindre devient alors une responsabilité aux yeux du rito qui admire ceux capable de fournir les efforts à la hauteur de la tâche... Et qui méprise ceux incapables d'y mettre les moyens.
Son premier trait de caractère est par conséquent un attrait presque symptomatique pour les dangers et périls en tous genres. Il s'épanouit dans la difficulté et plus il risque sa vie, plus il s'acharne pour se dépasser. Cela ne le rend pas invincible - loin s'en faut -, mais en fait un adversaire redoutable. Ou un allié imprévisible ! Gare à qui le croit quand il se dit "seulement" téméraire...
On peut cependant lui reconnaître sa grande honnêteté car il ne revient pas sur ses engagements : à parole donnée, loyauté acquise. C'est aussi ce qui en fait un camarade agréable car sa franchise emporte une bienveillance désinvolte. Il n'hésite alors pas à pousser les autres à réussir, avec force flatteries... En lesquelles il croit sincèrement ! Le plus souvent, elles font d'ailleurs office de prophéties auto-réalisatrices. Ou elles essaient de l'être.
La bonne humeur d'Ardolon cache une facette bien plus réfléchie de sa personnalité car contrairement aux apparences, c'est un fieffé observateur ; repérer les intentions des autres a longtemps été une nécessité critique pour lui et il a du mal à donner entièrement sa confiance, surtout aux autres races.
Ce que poursuit Ardolon n'est pourtant pas un idéal de bonheur ni de tranquillité. Savoir est son aspiration la plus obsessionnelle et depuis qu'il a perdu ses amis les plus proches, il est pris d'une envie presque maladive de comprendre le monde et tout ce qui l'entoure, en particulier l'origine de celui-ci.
Sous l'influence de ses expériences passées, il collectionne des adages comme autant de balises qu'il estime tracer son chemin. Elles lui permettent de comprendre et d'anticiper la façon dont les autres raisonnent mais cette quête de vérité lui donne parfois une allure de fanatique. Rejetant l'idée même que les déesses puissent exister par d'autres artifices que l'allégorie, il veut diffuser une religion qui place l'individu et son influence au centre de toutes choses, ce qui lui impose aussi d'être responsable même de ce qu'il ne maîtrise pas.
Là est la limite de sa courtoisie : quiconque ose abandonner trop vite ou se laisse manipuler n'est pas digne d'être suivi ni entendu. Ses incitations, parfois peu subtiles, à s'affranchir de telles automatismes moutonniers font partie d'une philosophie qu'il compte bien développer et dont il garde une trace dans un carnet (voir l'inventaire) .
Comment Ardolon avait-il pu se retrouver dans cette situation ? Comme trop souvent, il avait agi sans réfléchir... Dédaignant les présents de la fortune, il avait jusqu'alors refusé faire tout effort pour s'endurcir ou se former. Face au danger pourtant, il avait senti l'importance d'un entraînement drastique. Si seulement il avait pris le temps - celui-là même qui lui manquait tant - d'aiguiser les qualités innées de sa race !
Tout était parti d'un désir fébrile de liberté.
Mais le devoir, ce n'était pas vraiment l'aspiration suprême d'Ardolon. L'irresponsable avait manqué les entraînements à l'arc et quand fut venu le temps de comparer les jeunes piafs, il avait voulu y aller au talent. Comment aurait-il pu avoir une chance, face à ses frères qui ajoutaient à leur aisance naturelle une centaine de portions d'efforts ?
- Mais...
- Il n'y a pas de "mais", pas plus que tu ne peux t'arroger un quelconque passe-droit. »
Or rien n'attirait le jeune piaf plus que ce qui lui était prohibé.
Mais ses certitudes se retournèrent bientôt contre lui et, manquant ses proies, il fut bientôt chassé par des bokoblins. Les premières flèches sifflèrent au-dessus de sa tête, grâce à une esquive miraculeuse, mais le bruit alarma d'autres bokoblins situés dans le vallon vers lequel il escomptait fuir. Sans l'abri des branchages et des ramilles, le piaf courait un risque bien plus grave !
À découvert et trop fatigué pour voler, le jeune rito fut forcé de toucher terre. Là, il comprit bien vite l'impérieuse nécessité d'être un archer accompli. S'il arma prestement son arc, ses flèches furent bien loin d'être précises. Celle qui volait en sa direction, quant à elle, ne manquerait pas sa cible.
Le temps lui sembla ralentir cependant qu'il entendit la réminiscence de son père : « sans savoir manier l'arc, tu ne seras qu'un poids pour le village ! » Quelle débâcle...
Une gamine ? La petite piaf qui lui sourit n'avait pas la mine d'un archer qui venait de réaliser l'exploit auquel Ardolon devait sa vie. Elle lui parut si magnifique qu'il cru à une chimère de son esprit, mais les sublimes traits de son visage peignirent très vite une impatience scandalisée. Il aurait pu remercier la rito avec force gratitude ! Au lieu de ça, il la dévisageait benêtement.
- Je sais pas mais toi, t'es pas une lumière... Ni un expert de la visée ! »
Nonobstant ses rêves, une vie bien plus prosaïque défila au rythme des saisons. Même s'il pensait sans cesse à elle, son quotidien était parmi les siens et bien loin de sa bien-aimée. Ardolon ne revit guère la belle piaf et lorsqu'il apprit que sa tribu itinérante ne reviendrait peut-être jamais, il rechuta dans l'amertume.
Craquements.
Le jeune piaf sursauta, manqua se vautrer et encocha, à son arc... Pas de flèche.
Lorsqu'une lame frôla sa joue, il comprit qu'il devait réfléchir très vite.
- Alors fais-en ton esclave, je m'en moque. Il doit apprendre et s'il faut pour cela qu'il frôle la mort, alors qu'il en soit ainsi.
- Je refuse. C'est trop compliqué. Il pourrait s'enfuir et mourir seul, ou même se montrer trop fragile, ou... »
Bien plus, en tout cas, que de l'observer, jour après jour, se vautrer dans la médiocrité.
- Comment ? ! »
Quelles étaient les probabilités qu'il ne triomphât d'un seul d'entre eux ? Faible, très faible à cause de son état et de son équipement. Mais quelque chose, dans cet impossible rapport de force, l'excitait au plus haut point. Ses bras étaient puissants mais il ne pouvait pas risquer l'affrontement ; pourtant il s'empara d'une pierre et, comme si l'enfer ne s'éveillait pas tout autour de lui, il marchait aléatoirement entre les arbres. Des phallanges malfaisantes commençaient à s'étirer vers lui, prolongement cauchemardesque des branchages oblong.
Pourquoi avoir accepté la corvée de protéger un mioche ? Cet imbécile avait profité de la tentative du mercenaire de le sauver ce qui l'irritait bien plus que sa blessure, artificielle. Après s'être promis de se venger contre le piaf, l'étranger se prépara au combat. Quelques bêtes s'étaient réveillées dans les bois, prêtes à protéger leur territoire ; elles feraient des adversaires faibles sur qui passer ses nerfs !
Les quelques habitations ne laissaient pas à Ardolon une quelconque impression. C'était un oasis de survivance, sanctuaire pour quelques temps.
Comme beaucoup des choses que faisait Glardÿn, sa générosité paraissait fausse. Mais à la moindre critique, il infligeait un traitement inhumain au piaf, souvent en le blessant grièvement, jusqu'à ce qu'il ait besoin de son aide. En particulier, une reconaissance qui nécessitait des ailes. c'est pourquoi le rito le nommait "bipède" avec un mépris inavoué. Après tout, son état était proche d'une captivité pénible, quoique parfois pratique. La simple expression de son avis pouvait valoir à Ardolon une froide correction et à mesure qu'il subissait ces punitions, il perdait sans le savoir une part de son identité.
- Je ne vous dois rien, répondit Ardolon. Car je me souviens... J'ai fui le confort de ma famille car je refuse l'autorité, je refuse de me soumettre, et je n'ai aucun intérêt à... »
- La main des miséricordieux tremble toujours... C'est ce que vous dites parfois.
- Oui... Tu n'as aucune chance.
- Je ne crois pas en la chance. Et vous ne devriez pas compter sur mes tremblements. Pas aujourd'hui ! »
À cette pensée sordide, Ardolon glatit avec férocité. Il ressentit, pulser dans ses entrailles, le sang qu'il avait fait couler maintes fois pour un scélérat, un lâche et un assassin. Il attaquait toujours par derrière, profitait de sa vitesse et de l'effet de surprise pour porter des estocades infaillibles. Alors à l'approche de la lame, la force irascible d'Ardolon accueillit son ennemi. L'impact fut si cinglant qu'aucun ne s'y attendait.
Glardÿn avait roulé sur lui-même en laissant une trace de sang sur son chemin. L'arcade sourcilière en miette, il saignait d'ailleurs abondamment et la douleur était telle qu'il lui semblait avoir perdu un œil. Ce n'était qu'une illusion et cependant qu'il s'en assura, la silhouette de son esclave se projetait déjà sur lui. Des griffes incisives lacéraient son estomac.
- Tu m'as contraint à baisser la tête pendant bien trop longtemps !
- Je n'avais pas le choix ! Pour t'apprendre tout ce que je sais, il fallait que tu acceptes mon autorité. Mais je t'ai aussi protégé de...
- Silence ! On ne protège pas quelqu'un en essayant de le soumettre.
- Tu dois m'aider... C'est ton père qui m'a engagé... Il disait... Que je devais t'apprendre à te méfier... Du monde... »
Non autrement qu'un reflux de sensations perdues, son indignation lui permit de recouvrir son esprit depuis si longtemps dormant. Le chant des mésanges, l'haleine du muguet, les nuances de vie sempervirentes et la bise du zéphyr. Ainsi que son appétit si inconsidéré de liberté... Avec le poids du choix, tous son s'ouvrait à nouveau. Il lui paraissait renaître.
[/justify]Quelques provisions tombèrent aux côtés de l'homme malmené. Des baies, un lapin ainsi que de petits animaux... c'était tout ce que les deux ex-collègues avaient sur eux et une quantité suffisante pour tenir encore une journée ou deux. Toutefois la nourriture était trop loin de Glardyn pour qu'il l'attrapât sans bouger et il saignait abondamment.[/justify]
Elle avait entendu le glatissement d'Ardolon et par un instinct étrange, avait senti un danger contre lui. Aurait-elle jamais pu avoir plus tort encore ? Le jeune piaf s'était démené avec une énergie à l'extrême opposé de l'apathie qu'il lui avait témoignée. Quelques plumes s'étaient empourprée pendant le duel mais l'assurance d'Ardolon flamboyait comme une aura.
C'était la deuxième fois qu'elle le voyait sous cet angle, après l'avoir observé il y a de si nombreuses années.
Un cocktail d'émotions contraires l'oppressait. De son duel il ne tirait aucune superbe. Mais l'adrénaline qui l'accablait... Lui arrachait un sourire extatique. Presque pervers. Du moins l'aurait-il été si l'expression d'un bec pouvait l'indiquer ! Ses iris trahissait un vif plaisir dont la profondeur pouvait se confondre avec de la rancœur.
« Au contraire, je n'ai jamais été d'aussi bonne humeur.
- Oh... Tant mieux alors, répondit la jeune rito en détournant le regard vers les traces d'un combat récent...
- On dirait bien que cette fois, je n'ai pas eu besoin de toi.
- Hein ? Qu'est-ce que tu... Oh ! Je me souviens vaguement de toi. c'était toi que ma tribu avait aidée il y a six ou sept ans, pas vr...
- Pardon ? ! Combien tu dis ?
- Euh, les premières fraîcheurs arrivent alors je pense que ça fait presque sept ans maintenant... »
[/justify]Ardolon était abasourdi... S'il ne se trompait pas, cela faisait donc un tout petit peu plus de cinq années qu'il était dans la nature avec le fou qui lui servait de compagnon... Non, de tortionnaire. Cinq années pendant lesquelles il le forçait à porter leurs bagages, récolter les provisions, accepter l'aide de ceux qu'il leur arrivait de piller ensuite, la nuit tombée, sur les grands chemins. Cinq années pendant lesquelles il avait voyagé en affrontant quelques fois des adversaires à deux, ou en fuyant le plus souvent.
Le rito examina son corps, toujours endolori par les exercices que lui imposait son pseudo-mentor... C'est vrai qu'il avait grandi et que tous les obstacles avaient forgé des muscles dont il ignorait la puissance. À force d'être rabaissé, il s'était identifié à bien plus faible qu'il ne l'était. En y repensant, c'était sûrement pour ça que les paroles résonnaient si profondément dans son esprit : « Pourquoi perdre ton temps et ton énergie ? Les êtres vivants construisent la vérité avec l'argile de leurs croyances. »[/justify]
- Non, bien sûr que non, répondit Ardolon dans un petit sourire rempli de nostalgie et, peut-être, de colère.
- Alors que dirais-tu de faire un petit bout de chemin avec nous ? »
Les tragiques vicissitudes de la fortune désunirent par la suite le trio de ritos, après une aventure qui marqua profondément Ardolon et que vous pouvez également consulter ici (temps estimé de 20 minutes au total).
Suite à celle-ci, il s'est pris d'une fascination pour une philosophie dont il n'a pas encore assimilé tous les détails. Il compte cependant approfondir cet enseignement puis le transmettre à son tour ; il possède pour ce faire un livre de voyage.
Ses compétences
Son inventaire
Carnet de voyageur
Emprisonnées entre les plates mâchoires de cuir, s'empilent des dizaines et des dizaines de feuilles blanchâtres. Certaines sont salies par des symboles qui se répètent régulièrement et pourtant Ardolon en prend le plus grand soin. Il lui arrive aussi de l'observer longuement... À quoi peut-il alors bien penser ?
Le contenu de cet objet peut être consulté à ce lien.
Arc Korogu
D'apparence modeste, cet arc n'a pourtant rien d'une arme ordinaire. Son bois, aussi souple qu'il n'est solide, a été façonné par les esprits qui depuis toujours gardent la Forêt. On dit de celles et ceux qui arborent pareil outil qu'ils ont la bénédiction des Korogus.
Sa ligne du temps
Commentaires
09/03/2020 19:19
11/03/2020 08:51
11/03/2020 16:40
13/04/2020 22:55
14/04/2020 03:13
15/08/2020 12:41
17/08/2020 23:14
17/08/2020 23:18
Breath of the Wild
Ocarina of Time
(Ils seront débloqués quand tout le monde aura la même vision de ce type de mobs)


13/04/2020 22:55