Haya Validé


Haya

28 ans

Sheikah

Femme

IndianRed


Comme pour la plupart des sheikahs entraînés à défendre leur peuple, Haya s'est habituée à se fondre dans les ombres pour prendre ses ennemis au dépourvu. Plus discrète qu'un serpent, elle a le pas léger et agile, lui permettant de rompre aisément la distance qui la sépare du malheureux qu'elle aura pris pour cible. De même, elle maîtrise tout un attirail d'outils qui fait d'elle une redoutable et imprévisible adversaire sur un champ de bataille ; des bombes fumigènes pour se soustraire au regard de ses ennemis, aux kunaïs lui servant à atteindre ceux qui lui échappent, la richesse de son arsenal fait d'elle ce que tous redoutent chez un guerrier de l'ombre. Cependant, si la jeune femme n'occulte pas les arts de l'illusion et de la furtivité dont ses aînés se sont rendus les maîtres, elle préférera la plupart du temps se tenir dans la lumière ; entre l’agresseur et sa victime. Entraînée au maniement des sabres auprès de feu son précepteur et mentor, elle allie sa formidable rapidité à une solide détermination pour terrasser ses adversaires. Prête à tous les sacrifices pour protéger son peuple, elle n'hésite pas à laisser les lames de ses ennemis s'approcher dangereusement de ses points vitaux tant que cela lui donne l'opportunité de porter le coup fatal. Étonnamment bonne cavalière par ailleurs – pour une sheikah, s'entend –, elle ne rechigne pas à sonner la charge lors de rares assauts violents et plus frontaux, lorsque la situation s'y prête particulièrement bien.


Haya est une femme de taille moyenne pour une sheikah, en cela qu'elle sera souvent dépassée d'une demi-tête par bien des hommes, sans que ça ne lui ait jamais posé le moindre problème pour s'y mesurer. Sa silhouette élancée et aux courbes discrètes – mais non moins séduisantes à bien des égards – dissimule un corps athlétique façonné par ses divers et multiples entraînements suivis au fil des ans, et ce depuis le début de son adolescence. Devenue une guerrière accomplie depuis lors, sa chair porte les marques laissées par ses nombreux ennemis, fussent-ils seulement armés de fer ou d'acier, de crocs ou de griffes ; il lui arrive même parfois de se souvenir des souffrances endurées lors de ces douloureuses épreuves. Pour autant, ces cicatrices restent majoritairement à son entière discrétion, les déesses en ayant préservées les parties les plus visibles de son corps tel que son visage. Celui-ci est encadré par de longs cheveux habituellement blancs comme neige mais qu'elle teint d'un profond carmin grâce à un mélange au henné et dont le soleil dégage des reflets rubis ; ils s'accompagnent d'une paire d'yeux colorée par un rouge plus vif et qui a tendance à tirer sur le vermeil, une particularité oculaire partagée par la plupart des sheikahs et dont elle a hérité de son père. Pour ceux dont la langue est particulièrement acérée et fourbe, ces spécificités constituent une mise en garde ; elles rappelleraient au monde le sang qu'elle a versé, qu'elle verse et qu'elle continuera de verser tant que son cœur battra dans sa poitrine.


Dans les yeux de Haya brille une lueur froide et terne ; de celles et ceux qui en ont trop vu, ou trop fait. Affectée par ses combats et les épreuves endurées au travers des années qui composent son existence, autant que par la dureté et la rudesse du monde qui l'entoure, elle semblera la plupart du temps réservée, voir austère. Son regard, empli d'une certaine mélancolie, s'attarde bien souvent sur le lointain horizon, symbole d'un avenir incertain qu'elle ne peut jamais qu'espérer meilleur ; malgré tous les maux portés par Hyrule, c'est à cette promesse qu'elle a décidée de se rattacher. En attendant ces jours heureux, la sheikah dédie sa vie à la protection de son village, Cocorico, avec la même ferveur qui habitait son père autrefois. D'aucun la décrirait comme brave, déterminée et intrépide ; d'autres la considèrent trop téméraire, imprudente et parfois même indisciplinée. Pour autant, Haya a appris à ne pas tenir compte des éloges ou des critiques et se concentre exclusivement sur le devoir qu'elle s'est imposée, souvent rappelée à l'ordre et guidée par la doyenne, Impa. Ceci étant, si la solitude tend à lui donner un air inaccessible, la chaleur humaine a pour effet d'adoucir considérablement les traits de son visage jusqu'à ce qu'ils trahissent la jeune femme enthousiaste et pleine d'optimisme qu'elle a été par le passé. Bien que toujours plus ou moins discrète – il le faut bien lorsque l'on passe le plus clair de son temps dans l'ombre –, elle n'en reste pas moins disponible pour venir en aide aux habitants du village, sans que le problème ne doive forcément se régler par le fil de l'épée.


Là où l'on pourrait se dire que l'histoire de Haya démarre de façon assez tragique, elle n'a finalement pas grand-chose d'étonnant lorsque l'on dresse le portrait de l'Hyrule dans lequel elle est née et a grandi. Comme beaucoup d'autres avant elle, ses parents l'ont quittée relativement tôt pour la forcer à grandir et à prendre ses responsabilités sans véritablement pouvoir profiter de sa jeunesse. Ceci étant, cela n'avait rien de surprenant compte tenu des origines de la gamine qui, pour le coup, étaient tout sauf ordinaires. Fille d'un guerrier du clan Impa et descendant d'une très vieille lignée de combattants, Io, et d'une pirate hylienne dont les récits racontent qu'elle faisait autant chavirer les navires que le cœur des hommes, Sayyida, il était évident qu'elle ne connaîtrait pas une enfance des plus paisibles. D'une part parce que les voleurs et les brigands n'ont pas leur place dans le village de Cocorico, aussi sa canaille de mère n'avait pas la moindre chance d'y élever une petite fille – et encore moins dans le cas où elle ne se présenta jamais ; d'autre part, un homme infidèle peut bien raconter ce qu'il veut à son épouse et ses enfants après une longue absence de deux ans, ça ne sera jamais vécu que comme une honteuse trahison au sein du cercle familial – et encore plus lorsqu'il revient avec le bébé d'une autre entre ses bras. Pouvait-il seulement en être autrement lorsque l'épouse en question quitta le foyer, incapable de supporter la présence humiliante d'une enfant qui ne pourrait jamais être la sienne, emportant avec elle sa fille et ses deux fils et abandonnant par la même occasion son mari de la même manière qu'il l'avait fait une dizaine d'années plus tôt ? Toujours est-il que, contrairement à lui, elle n'eut jamais l'indécence de rebrousser chemin.

Quelques temps après, ce fut au tour de Io de quitter l'entourage de la jeune Haya lorsqu'il accepta une dangereuse mission en territoire Yiga pour ne jamais en revenir ; non pas qu'il ne le voulait pas, mais il ne fut jamais en mesure de le faire... Endeuillant définitivement l'unique fille d'une union pour le moins énigmatique. Par un tragique concours de circonstances, c'est à peu près au même moment que la doyenne du village, Impa, perdit sa fille et son beau-fils. Nul ne sait vraiment si c'est la culpabilité d'avoir envoyer son père au devant de sa propre mort ou bien le fait de partager le lourd fardeau d'un décès familial qui la poussa a recueillir la jeune sheikah chez elle, bien que cela ne comblerait jamais le vide dans le cœur de l'une comme de l'autre. Il en naquit au fil des ans une complicité certaine entre les deux femmes ; et Haya de décider de suivre la même voie que son père pour que jamais d'autres de ses semblables n'aient à subir les mêmes épreuves. Bien qu'elle savait pertinemment qu'une telle promesse serait difficile à tenir, elle s'engagea sur le sentier sinueux emprunté par les guerriers et les protecteurs de son peuple, autant guidée par les conseils et les leçons de ses précepteurs que par la présence réconfortante d'Impa et de sa petite-fille, Pahya. Elle poussa le mimétisme avec Io encore plus loin lorsqu'elle prit également pour habitude de teindre sa longue chevelure blanche de rouge, sans qu'elle ne détermine réellement le but d'une telle transformation. Finalement, elle décida de percevoir là-dedans la symbolique de renouer avec les esprits de ses lointains ancêtres Nekt'Hyl, dont elle était probablement la dernière représentante avec ses demi-frères et sœur. 

Au bout du compte, la sheikah aux cheveux de sang affronta les nombreuses difficultés que la vie de guerrière devait lui imposer. Perte d'amis au combat, blessures physiques et mentales, échecs et désillusions, rien ne l'épargna. Mais là où beaucoup se résignent à changer de voie pour s'éviter de perpétuelles souffrances, Haya ne renonça jamais à la promesse qu'elle s'était faite et à cette vie de sacrifices. Ainsi, les années se succédèrent ; elle défendit les caravanes entre Elimith et Cocorico, repoussa les dangereuses tribus de bokoblins loin de leurs terres, rasa des camps de bandits qui menaçaient les routes de la région. Jusqu'à ce qu'inévitablement elle soit confrontée au spectre inquiétant du peuple Yiga, les éternels rivaux du clan d'Impa. Ayant perdu son père à cause d'eux, elle nourrissait déjà à leur égard une aversion toute particulière qui ne fit que se renforcer à chaque nouvel affrontement, à un tel point que beaucoup ne purent que constater l'excès de zèle dont elle faisait preuve lorsqu'il fallait déjouer les plans de ces étranges guerriers masqués. Habituellement très obéissante quant aux règles et aux directives données par le conseil du village, elle défia pourtant à de nombreuses reprises ses aînés et entreprit maintes fois des actions inconsidérées à l'encontre de leurs ennemis jurés. Plusieurs fois, le village sévit en représailles, autant pour se faire respecter que pour la protéger d'elle-même. Pourtant, elle recommençait à chaque fois, tant et si bien qu'elle commença à être prise pour cible lors de certains déploiements Yiga aux alentours de Cocorico. Étrangement, elle s'en félicitait, et pour cause : une lame en plus de braquée sur elle, c'était une de moins braquée sur Impa et ceux à qui elle tenait le plus au monde, tant qu'elle tiendrait bon.

Et encore aujourd'hui, Haya tient bon. Préservée par ses aînés du conseil, couvée par Impa, un équilibre précaire a finalement été atteint grâce aux efforts et quelques compromis pour dompter l'impétuosité de la sheikah. Nul ne sait si cela tiendra dans le temps ; néanmoins, certains espèrent qu'avec la récente fin du Fléau, la guerrière ressente un apaisement qui lui fasse perdre de vue la vengeance qu'elle tente désespérément d'accomplir. 





Ses compétences

Alchimie

[Arsenic & ciguë]
La pomme et le serpent

Il n'est de soins sans lèpre. Certains préfèrent jeter sur leur prochain le mal qui les rongera jusqu'à les tuer. Quoi de plus efficace, dans ce cas, qu'une lame trempée dans une huile toxique ou qu'une flèche dont la tête suinte le poison ? Savoir raffiner les narcotiques fourni par les Landes constitue souvent l'assurance d'une victoire à la chasse ou à la guerre. Si ces venins ne tuent pas instantanément, ils suffisent souvent à infliger d'infatigables douleurs, assez violente pour handicaper n'importe quel assaillant.
Dompteur animalier

Bon cavalier

Il n'y a pas meilleur façon de voyager qu'à cheval. Un bon cavalier peut parcourir des aunes et des coudées sans pour autant s'épuiser comme le ferait un voyageur à pied. Et si chevaucher tue les jambes les premières fois, à force de pratique, l'habitude s'installe. Malheureusement, parce que les chevaux sont tous redevenus sauvages, rares sont celles et ceux à parvenir à les monter ou à construire une relation durable avec. D'autant plus que, si attentives et attendrissantes que puissent être ces bêtes, elles sont convoitées par les maraudeurs et les Boko qui n'hésiteront pas à les abattre pour un peu de viande, s'ils ne peuvent pas le voler. Soyez vigilants, aucun cheval ne peut galoper la tête tranchée.
Alpinisme

As de la varappe

Il est des endroits qu'aucun cheval ne peut atteindre. Pour pouvoir gagner ces lieux reculés, il est parfois indispensable d'apprendre à grimper. A force d'escalade, certains survivants parviennent à conquérir quelques uns des plus hauts sommets des Landes, pour peu que ceux-ci ne soit pas recouverts de glace. Une fois en haut, ces quelques maîtres de l'ascension bénéficient d'une vue panoramique des plus incroyables. En grimpant au sommet d'une tour Sheikah, par exemple, il est en certaines occasions possible d’apercevoir au loin des points d'intérêts autrement invisibles.

Son inventaire

Sabre Rouge

« À chaque fois que je dégaine mon sabre, j'ai toujours l'impression d'en décevoir plus d'un. Vous me regardez tous avec le même drôle d'air stupéfait, comme si vous vous attendiez à autre chose qu'une lame d'acier. Et pourtant, les histoires disent vraies et son nom n'est aucunement usurpé. Car ce n'est pas lorsque la lame se dévoile aux yeux de mes victimes mais bien lorsque le duel est terminé, et que mon adversaire gît à mes pieds, que l'acier se teint de rouge. » — Maître Ohjiro du clan Impa, premier propriétaire de Sabre Rouge.

Avec un tel nom et les récits qui accompagnent et nourrissent sa légende, on aurait pu attendre d'une telle arme quelque chose d'exceptionnel. Et pourtant, il n'en est rien ; le Sabre Rouge est de bonne facture — voir très bonne quand on connaît les standards des armes de l'Hyrule actuel — mais il n'est pourvu d'aucun enchantement particulier ni forgé dans un quelconque métal rarissime. En vérité, il n'y a rien de plus à en dire si ce n'est qu'il est un honorable témoin du savoir-faire des sheikahs. Forgé à Cocorico, il a été offert à Ohjiro, un guerrier du clan Impa qui a passé la fin de sa vie à transmettre son savoir à la jeune génération, en guise de paiement pour ses longs et loyaux services à l'égard de ses habitants. On dit que la lame n'a jamais trahi son porteur et qu'elle l'a accompagné lors de ses combats les plus âpres sans faillir une seule fois mais ce serait mensonge que de dire que l'acier n'a jamais été reforgée. Simplement, les histoires aiment à omettre ce genre de précisions, cruels témoins du temps qui passe bien trop rapidement et dont même les plus belles lames ont du mal à se rendre les maîtres. Lorsque celui qu'on appelle encore l'homme au sabre rouge a été tué, son arme est devenue la propriété du village en attendant de lui trouver un nouveau porteur.

Kunaï(s)

Il s'agit d'une de ces armes qui font partie intégrante du mythe des sheikahs. Le kunaï est une arme faite de métal et ils ont la forme d’un coin. L’une des extrémités est une lame, dans le prolongement de la poignée, et l’autre extrémité est circulaire percée d’un trou rond. S'ils peuvent être dérivés en différentes tailles selon les besoins de leur utilisateur, ceux que transportent Haya sont plutôt petits, de manière à ce qu'ils soient facilement dissimulables et le moins encombrants possibles.


Sa ligne du temps


Commentaires

Ah, flamboyante enfant. Si nul ne peut nier ou minimiser ton courroux, il te faudra pourtant apprendre à le maîtriser. Crois-en ma vieille expérience : la colère ne saurait apporter satisfaisante réponse à ta peine.

Mais cela ne t'interdit de prendre le chemin des Landes. Si d'aventure tu souhaitais laisser derrière toi ce village que tu chéris tant, tu n'auras qu'à répondre à son appel.

Demeure vigilante, cependant, car ce monde goûte le sang autant que la cendre. Peut-être n'a-t-il plus besoin d'un feu aussi vivace et guerrier que celui qui, parfois, anime ton bras. Si mon âge avancé m'a appris quelque chose, c'est bien cela. Tu vivras peut-être plus heureuse, si tu t'efforces de ne tirer l'acier qui pèse sur ta hanche que lorsqu'il n'est plus possible de faire autrement.

D'ici là, mon enfant, puisse la Déesse veiller tes pas, où que tu ailles, quoi que tu entreprennes. Bonne route à toi et peut-être nos chemins se recroiseront-ils.
04/02/2020 00:20
Quelle guerrière ! J'ai hâte d'en lire plus et d'en apprendre plus sur ce super perso. Tu fais toujours des supers persos u_u
Au plaisir de se croiser en RP ! 
12/08/2020 12:28
J'ai su voir l'efficacité des gardes d'Impa pendant des années, me tenant à distance et n'engageant pas la discussion avec eux. Ce ne sont pas des individus avec qui on plaisante, moi non plus.

Vivement un RP ensemble
14/08/2020 23:21