Perdue dans le désert vert

RP entre Béryl et Randy Kong

Milieu de l'automne - 3 mois 6 jours après (voir la timeline)

Béryl

Team abdos

Inventaire

Que la route avait été longue. Et que d'émerveillements en chemin.
Béryl avait quitté son domaine et sa sécheresse depuis bien longtemps et les mois avaient passés. Mais voilà que maintenant un tout autre type de désert s'étalait autour d'elle. Elle n'avait jamais vu quelque chose de semblable. Entre les tons jaunes de chez elle et la luxuriance des verts et bleus ici, tout semblait différent. Comme deux opposés. Et pourtant il semblait qu'il était aussi facile de se perdre chez la géante qu'ici.
La grande rousse avait fait une pause pour manger un morceau et essayer de se repérer car force était d'admettre qu'elle était perdue... Tout en grignotant un peu elle jeta un œil très attentif sur la vieille carte qu'elle avait emmenée. Elle avait trouvé le papier froissé dans les affaires de sa mère. Au début surprise étant donné que Delf avait toujours été très rangée, elle avait vite compris que c'était un vestige de ce lointain voyage que mère et fille avaient effectué pour une vie meilleure. Près d'une vingtaine d'année s'était écoulée depuis.
Béryl se rendait par ailleurs dans un endroit qu'elle avait quitté il y a autant de temps. Cependant elle avait légèrement dévié de sa route intriguée par toute cette nouveauté lorsqu'elle avait posé les yeux pour la première fois sur ces grands feuillus dans le lointain. Elle l'avait senti et son instinct l'avait prévenue que s'aventurer dans cet enfer vert qu'elle ne connaissait pas était une mauvaise idée mais l'appel de la nouveauté avait été plus fort.
Et ainsi voilà la grande gérudo à regarder successivement sa carte vieille de vingt ans et sa boussole. L'objet lui rappela les rencontres qu'elle avait faites lors de son acquisition et son habituel sourire exprimait les sentiments qu'elle avait ressenti ce jour là.
La fille de Delf releva le menton pour regarder autour d'elle. Du vert. Un empire de vert au sol qui s'élevait haut et lui chatouillait les pieds. Le ciel qui apparaissait par moment au travers des grandes feuilles découpées des arbres qui montaient bien haut au dessus de la géante des sables. Rien n'était familier dans cet environnement et le fait de ne pas pouvoir voir loin autour d'elle l’étouffait légèrement en plus de l'humidité ambiante. Au moins contrairement a l'ensoleillé désert cet endroit offrait suffisamment facilement à boire et de quoi se nourrir pour qui savait se débrouiller. Elle avait même trouvé quelques fruits et appréciait particulièrement la douceur et le sucré des bananes. Elle croqua dans l'une d'elle avant de refermer le vieux papier, le ranger distraitement dans son sac et de se remettre en route. Elle était à la mi journée et elle espérait avaler encore un peu de route. Elle espérait vite atteindre Ecaraille, le village qui l'avait vu naitre. Et pourtant, bien qu'elle était curieuse de voir où elle avait passé ses cinq premières années, sa mémoire ayant effacé quasi tout souvenir de son temps là bas, Béryl angoissait légèrement à l'idée de... Non elle ne voulait pas vraiment y penser. Pour le moment elle voulait surtout penser à trouver un chemin et à avancer.
La fille de la lune suivait l'indication de sa boussole pour se diriger vers le sud-est. C'est la direction qu'elle avait obtenu de voyageurs avant de s'enfoncer dans la forêt de Firone, un sourire fier accroché à ses lèvres.

La fierté actuellement était loin. Il fallait reconnaitre qu'en dehors d'une vague direction elle ne savait pas vraiment où elle allait. Elle compris tout un coup le sentiment de tous les voyageurs qu'elle avait croiser perdu dans le désert. Actuellement elle était l'un d'eux et espérais fortement croisé un local pour lui demander son aide et surtout son chemin. Elle cru que la mère d'argent avait entendu sa demande lorsque quelque part au loin un bruissement se fit entendre. D'abord prudente elle ne se rua pas sur le son, mais Béryl se dirigea néanmoins dans sa direction. Elle ne vit pas de petit trapus rouges et en réalité, là où elle croyait avoir entendu quelque chose elle ne vit rien. Elle resta dans le silence.
De nouveau un bruissement.
Là un peu plus loin quelque chose faisait bouger un amas de plantes. Prudemment, au cas où un animal se cacherait dans la verdure, la femme du désert s'approcha. La chose cachée là n'apprécia pas du tout sa témérité et le lui fit savoir. En un instant la plante avait un corps d'écorce et un air furieux. L'étrange être lui envoya quelque chose à la figure et Béryl jura bruyamment dans sa direction. Peut-être choquée par ce langage grossier la plante vivante partait loin de la gérudo. Elle même ne vit rien d'autres qu'une trainée de terre et de poussière dans son sillage. Béryl se tenait le nez que la chose avait heurté avec ce qui ressemblait à première vue à une noix. "Mais quelle saloperie de petite mer... de. Oh merde..." En repartant de sa pause Béryl avait mal refermé une des poches du sac qu'elle portait sur son dos et une partie de ses affaires s'était étalées sur le sol. Possiblement plus avait été perdu plus loin. Voilà maintenant qu'elle devait faire demi tour pour les récupérer... Heureusement qu'elle n'avait avaler que peu de lieu depuis son celui de son repos.


Randy Kong


Inventaire

(vide)

Randy venait tout juste de descendre de son arbre. Il était encore triste de partir de son village. Il avait peur, de partir loin de chez lui, découvrir tout ce monde de chaos, décrits par ses ancêtres. Mais il était aussi excité, content à l’idée de pouvoir enfin aider les gens comme il le souhaite. Cependant, l’expérience sociale avec Kururu l’avait marqué. Il souhaitait par-dessus tout le retrouver. Randy se mit en route vers l’orée de la forêt, du côté ou la mousse pousse. Il marchait à une allure d’escargot. Il n’avait pas envie de quitter la forêt et profiter des derniers instants magique. Le temps était couvert et un vent soufflé bruyamment dans les feuilles. Randy sentait qu’un orage aller arriver. Il accéléra le pas, car il savait qu’il trouverait une caverne non loin de là, où il pourrait s’abriter le temps d’attendre que la pluie se calme.

En chemin il avait vu une peste courir tel un Bokoblin sur un gigot. Elle s’arrêta devant Randy d’un air effrayer. Randy était prêt à recevoir une noix en pleine bouche et se prépara à frapper la pauvre plante avant même qu’elle eut le temps de bouger. Finalement, la petite pousse ne demanda pas son reste et repartie de plus belle en s’éloignant de lui et de l’endroit d’où elle venait.

« Woah, sacrément rapide cette peste ! » pensa Randy en la voyant s’éloigner « Je me demande ce qu’elle a croisé pour fuir à cette vitesse. » Le sillon qu’avait laissé la peste était encore bien visible et Randy voulant s’assurer que le village ne courrait aucun danger, se mit à chercher l’origine de la course folle de la plante. Le vent soufflait de plus en plus et la pluie devrait arriver sous peu. Mais il ne pouvait pas laisser un potentiel danger avant de partir pour un long moment de son lieu de naissance. Il n’était toujours pas résolu à quitter la forêt.

La piste était encore bien fraiche, la peste en courant à toute vitesse était rentrée dans quelque arbre, mais n’avait jamais réduit son allure. Le goron avait finalement retrouvé le début de la trace de la panique de la peste. De loin il entendait une voix grommeler. La voix lui était inconnue, ce ne pouvait être quelqu’un de son village, ni Kururu. Le mastodonte se rapprochait de l’origine de ce râlement, tout en restant à l’abri de tout regard.
Il avait aperçu un grand être de cher. Des comme ça il n’en avait jamais vu. Cette personne avait une aura chaleureuse et son corps démontré la même chose. Ses cheveux étaient semblables au coucher de soleil, sa peau était d’un brun éclatant. Randy était abasourdi devant toutes ces couleurs. La femme semblait s’être fait attaquer par la peste que le goron avait croisée un peu plus tôt. Randy voulait dans un premier temps la laisser tranquille, puis senti que l’orage approcher à grands pas, le vent souffler de plus en plus fort et que la personne à la chevelure rousse n’était absolument pas préparée. Au fond de lui il savait qu’il devait aider cette personne mais il avait peur de sa réaction, va-elle être agressive ? Fait-elle partie du clan des Yigas ? Va-elle volez son maigre stock de banane ? Tant de questions tournée dans sa tête mais il fallait se décider vite. Au même moment la beauté se releva et le géant de pierre vu une blessure sur le visage de celle-ci. L’hésitation qu’il avait n’est plus, il savait qu’il voulait aider.

« Avez-vous besoin d’aide ? » demanda Randy en sortant brusquement de son buisson « Vous semblez blessé » et s’approcha de la femme. « Il va bientôt pleuvoir vous devriez vous trouver un abri au plus vite ! »


Béryl

Team abdos

Inventaire

La douleur lui lançait dans le visage. Elle partait du nez et semblait irradié à travers sa structure osseuse. Elle en ressentait les vagues dans ses pommettes. Assise sur le sol suite au choc entre son museau et la noix lancée à pleine vitesse Béryl se tenait doucement le nez. Elle tenta de le masser doucement du bout des doigts pour faire circuler le sang et éviter un bleu. Il était clair que le sang circulait bien, notamment lorsque celui ci se mit à couler sur son visage. Quoi que la plante vivante ai été elle ne l'avait pas loupé. En même temps pensa la jeune femme, elle avait de quoi visé avec la taille de son bec. Mais voilà que celui ci était blessé. Elle renifla fortement, par réflexe, son appendice produisant alors un gargouillis des moins ragoutant. Elle sentit le fluide chaud traverser le nez jusqu'à sa gorge. Cela lui arracha une légère quinte de toux mi surprise, mi dégoutée. Il lui fallait quelque chose pour éponger ça. Heureusement les tissus dont elle se servait pour éponger ses menstruations étaient propres et parfaits pour ce travail.
Elle fouilla frénétiquement dans son sac tandis que la coulée de sang gagnait sa bouche. Elle trouva rapidement ce qu'elle cherchait et commença à s'éponger le visage puis le nez en se relevant. Heureusement que personne n'avait vu ça ! Maintenant voilà qu'elle était perdue et en plus le visage en sang par ce que trop curieuse. Misère, la Mère ne l'avait pas bien veillée sur cette histoire.

Un bruissement et un bruit sourd la fit se retourner. Ainsi qu'une voix.
Une silhouette immense lui faisait face. La femme des dunes affichait une mine plus que surprise et des yeux aussi ronds qu'une lune pleine. Et quoi maintenant ?
Pour la première fois de sa vie elle posait les yeux sur ce type d'être vivant. ça avait l'air d'un être vivant. De prime abord elle cru à un singe immense et orange avant de regarder plus attentivement à qui elle faisait face. Il semblait se tenir sur ses mains d'une étrange façon, comme appuyé sur ses phalanges. Malgré cette étrange position qui semblait le faire se tenir plus courbé que s'il s'était tenu droit, l'inconnu la dépassait toujours en taille, fait rare. Quelque part cette hauteur inspira à la jeune femme une certaine forme de respect, bien que voir une personne aussi grande et imposante sortir d'un coup de derrière les buissons vers elle lui inspirait tout d'abord de la crainte. En plus de sa grande taille il ou elle possédait une sacré carrure. Le drôle d'être portait un genre de petit foulard rouge autour du cou, et une houppette de cheveux blancs se logeait sur sa tête.
Il avait parlé, mais elle n'avait pas compris. Béryl ne reconnu pas la langue que cette personne utilisait. Elle n'avait jamais entendu des sonorités comme celle ci, même au cœur d'Assek qui brassait pourtant du monde. De même qu'elle n'avait jamais entendu d'être comme elle ou lui, elle n'en avait jamais vu. Cependant à mesure qu'il approchait elle discerna la roche et la mousse sur son dos. Elle ou il lui rappelait les histoires que lui avait racontés les anciennes sur ce dont elle se souvenait sous le nom de "gros ronds" un peuple d'hommes rochers vivant dans les montagnes. Bientôt la surprise laissait place à la fascination, jusqu'à ce qu'elle le trouve trop proche. Après tout elle ne le connaissait pas et ne savait pas s'il avait eut des mots amicaux ou menaçants.
La gérudo fit un geste ferme de la main, la paume en avant pour lui indiquer d'arrêter de venir vers elle. "Stop. Arrêt. Shush !" De l'autre main elle tenait toujours fermement son nez dans son tissu tout en continuant de saigner. Il lui fallait un petit temps pour réfléchir, tout était allé trop vite. La blessure, le mastodonte apparaissant de nulle part. Elle avait besoin d'une pause pour savoir quoi faire. Elle observa le comportement du ou de la gros ronds face à elle. Il n'avait pas l'air particulièrement méchant. La jeune femme plongea ses émeraudes dans les petites billes de l'être en face d'elle. Il lui semblait y lire de l'inquiétude. S'inquiétait-il pour Béryl ? Ou pour sa propre sécurité ? La deuxième option semblait peu probable, il avait prise la fille des sables par surprise et elle était blessée, si il avait voulu il aurait put l'agresser et la mettre hors d'état de nuire sans trop de problème. Sans mentionner encore une fois l'avantage de sa taille. A mesure qu'elle le détaillait de haut en bas elle fini par voir à son carnet d'histoires qui était tombé et se situait maintenant sous le pied du géant.
Son cœur fit un bond et son sang ne fit qu'un tour. "AH ! Recule ! Zou ! Euh.... S'il te plais, va plus loin ! " Elle fit des petits gestes vif de sa main libre pour lui demander le plus poliment possible de se reculer. Dès que l'occasion se présenta elle se dépêcha de récupérer son trésor et d'aller le ranger bien précieusement dans son sac. Elle en profita pour vérifier si aucune autre affaire ne manquait. Il en manquait peut-être une ou deux. Mortifiée par sa maladresse elle leva les yeux au ciel en refermant son bagage avec plus de précaution cette fois. Béryl prit un léger temps pour se remettre en tête le chemin qu'elle venait de faire pour espérer retrouver ce qui lui manquait. Le ciel était devenu menaçant, il fallait se dépêcher. Elle fixa bien son barda sur son dos avant de repérer ses propres traces dans le sol. Elle allait pour avancer avant de se retourner vers sa nouvelle rencontre.
Elle jeta un regard vers l'imposant-e personne rocher qui était resté là et semblait définitivement ne pas lui vouloir de mal. Après tout... avec sa dégaine et la mousse sur son dos Béryl pensait que peut-être la Mère d'argent avait entendu sa requête et lui avait envoyé un guide. Elle se risqua, avec des gestes accompagnant chaque mot pour tenter d'illustrer son propos, à lui demander son aide : "J'ai perdu mes affaires, est-ce que tu peux m'aider à les retrouver ?"


1