Hyrule's Journey

Sous les voiles, l'inconnu

Rp avec Samir, Célyse et Béryl

Milieu du printemps - 8 mois 3 jours avant (voir la timeline)

Béryl

Team abdos

Inventaire

  • Rondache de bois et de fer
  • Cimeterre de garde
Elles étaient arrivées tard la veille et avait dormi sur place. Hier, Béryl et ses amies : Poruha, Rodha et Ashai avaient fait le trajet, le dos pleins de confections à échanger contre des vivres et du matériel au bazar. La route avait été un peu plus longue que d'habitude à cause d'une rencontre fortuite et dangereuse en route. Elles avaient dut faire un détour pour éviter l’agression. Charger comme elles étaient il aurait été imprudent de croiser le fer avec les bêtes du désert alors elles les avait contourné.
Le résultat étant que elles n'avaient pas put faire leur trocs en arrivant et repartir le lendemain, aujourd'hui donc. Elles devraient s'en charger ce matin là et partir plus tard que ce qui avait été prévu. Mais cette petite infortune arrangeait bien Béryl. Dans quelques mois elle quitterait les siennes. Pour cela elle devait se préparer à un très long voyage et il lui manquait encore quelques affaires pour parfaire son sac de la parfaite baroudeuse solitaire.

Le matin s'était levé et les femmes des dunes aussi. Béryl s'était vite séparée de ses compagnonnes pour faire son propre chemin parmi les étales du bazar. Elle leur avait fait un grand geste de la main au moment de les quitter, un dernier au revoir à Rodha et Ashai et un dernier regard affectueux à sa belle avant de leur tourner le dos et de s'engager sur l'allée qui lui faisait face. Elle et sa mère avait veillé tard quelques nuits pour travailler un peu plus et produire de quoi échanger contre les troqueurs d'Assek. Béryl portait tout ça dans un petit sac en toile abimé qu'elle avait mit en bandoulière. À mesure qu'elle avançait joyeusement entre les gens qui se baladaient et les étals son esprit vagabondait. Elle pensait à la route qui l'attendait au loin et qu'elle arpenterai quelques mois plus tard.
Pour être honnête avec elle même, la jeune gérudo était quelque peu anxieuse à l'idée de quitter seule son foyer. Mais sa mère n'avait jamais souhaiter qu'elle reste enfermée dans les sables et les tentes de chez elle. Il y avait plus à voir au dehors. Et Zinni, sa chère maitresse d'arme était du même avis. A l'extérieur du territoire il y avait mieux que la dur vie dans les dunes. Par ailleurs la jeune femme elle même était avide de rencontres et de nouveautés. Et puis elle connaissait la survie, le combat, mais jusque là elle avait toujours été accompagnée et bien entourée. Plus elle y pensait plus c'était la solitude de la route qui lui faisait peur. Ce soir elle demanderai peut-être à la mère d'argent de lui donner le courage qu'il lui manque.
La fille des dune s'arrêta quelques temps pour observer une vieille boussole : l'objet était abîmé mais fonctionnel : il sentait la route et le voyage. En plus du fait qu'il lui en aurait fallu une pour éviter de se perdre dès les premiers jours, l'ustensile lui faisait envie. Alors qu'elle s'apprêtait à proposer de quoi échanger avec le propriétaire de l'article, une sensation étrange au creux de son ventre, comme une inquiétude d'être vue ou observée la fit regarder autour d'elle. Au milieu des gens présent elle ne remarqua rien de particulier de prime abord. L'émeraude de ses yeux scrutèrent encore un peu, elle était intriguée de savoir ce qui avait put provoquer ce drôle de sentiment comme un mélange de curiosité et d’appréhension. Peut-être l'idée de ses futurs aventures ou alors, l'allure de cette personne là bas. Une silhouette fini par attirer son attention. Elle lui donnait l'impression de ne pas être à sa place dans ce lieu, tout en se fondant parfaitement dans le décor. Béryl observa cette personne quelques secondes avant de se rendre compte que c'était tout de même impoli de fixer les inconnus de la sorte, puis de revenir à l'objet de son intérêt. La boussole était toujours là et lui renvoyait toutes les fantaisies qu'elle s'était faite à propos de ses futurs voyages. Elle s'était imaginée voir des arbres, des grandes étendues vertes pour la première fois. Elle avait rêver de la mer : elle l'avait déjà vu étant petite mais les souvenirs s'étaient enfuis depuis toutes ces années. Elle voulait la revoir de nouveaux et sentir sa douceur et sa fraicheur sur sa peau. Le sel qui lui colle à l'épiderme. Toutes ces idées lui tirèrent un immense sourire. Toutes ces idées lui retirèrent quelque peu le poids qui pesait sur son estomac il y a encore quelques minutes. C'est ainsi rayonnant qu'elle fit l'acquisition de sa trouvaille contre quelques tenues pour supporter la chaleur des sables.

La future aventurière continua encore ses emplettes sans particulièrement trouver son bonheur. Elle continua néanmoins sa promenade jusqu'à se retrouver devant une drôle de tente qu'elle n'avait jamais vu ici. Jusque là rien d'anormal pas mal de gens allait et venait dans le coin mais ici quelque chose attira son attention. Le campement était plus sobre que ce qu'elle avait l'habitude de voir. Le dais qui composait la tente devant laquelle elle s'était planté paraissait plus épais que ce qu'elle trouvait dans le coin. Quelques marques d'usure indiquait que le propriétaire en avait pas mal fait usage et qu'il ou elle devait venir de loin probablement.
Elle s'imagina quel genre de personnage se cachait sous les voiles de la tente. Peut-être une femme mystique qui saurait lui révéler ce que cache son cœur et son avenir. Ou bien un guerrier plumé avec des tonnes d'aventures à raconter et de conseils à donner. Elle fit quelque pas en direction de l'habitation, l'esthétique était vraiment différente de ce qu'elle avait pour habitude de croiser ici. La géante des dunes n'était apparemment pas la seule curieuse car elle remarqua bientôt que quelqu'un d'autre semblait admirer le chapiteau avec autant d'intérêt qu'elle. Peut-être que cette personne en saurait d'avantage. Poussée par la curiosité elle s'avança vers cet individu pour engager la conversation :

"À votre avis, quel genre de personne vit là dedans ? Et qu'est-ce qu'il peut bien y faire ?"
Béryl affichait son petit sourire engageant et poli tandis qu'elle pointait la tente d'un geste de la tête. "Je m'appelle Béryl." Elle lui tendit une main pour sceller les présentations. "J'avoue que je suis curieuse..." Ses yeux reflétait tout l'intérêt qu'elle portait à cette nouveauté dans le paysage.


Samir

Inventaire

  • Cimeterre
Il n'était pas censé être là. Il n'était pas censé être là. Ses sœurs pouvaient finir leurs négociations à tout moment. Il les avait vu entrer dans l'échoppe de leur fournisseuse, et il savait que parfois, leurs pourparlers pouvaient durer des heures. Et que parfois, ils pouvaient durer cinq minutes. Quand elles l'attraperaient, il passerait un mauvais quart d'heure, mais il commençait à en avoir sa claque, d'obéir sagement. Il avait entendu un éclat de voix, un bruit qui parlait de la tante d'une étrangère, un peu plus loin dans le marché. Une étrangère avec des pouvoirs magiques. On avait l'habitude de l'exotisme, ici, mais Samir n'était après tout pas un habitué. Alors, profitant que ses gardiennes ne l'aient pas laissé entrer dans l'échoppe, il alla vers la tente de la magicienne. Couvert de la tête aux pieds, marchant dans l'ombre et longeant les étals de légumes, à petit pas, il passait inaperçu.

Comparée aux autres échoppes, cette tente semblait étrangement misérable. Le tissu était certes épais, mais pas très bien monté, et tressaillait aux quelques rares coups de vent. Toute magicienne qu'elle fut, l'étrangère n'était pas une monteuse de tente. D'où venait-elle ? Que venait-elle faire ici ? Pourquoi est-ce qu'on parlait d'elle au Bazar ? Il vit une femme sortir. Une guerrière, qui marchait étrangement, avec un bras bloqué. Est-ce que l'étrangère s'amusait à bloquer les bras des gens ? Intrigué, il s'installa, caché derrière un charriot. Quelle sorte de pouvoir avait-elle ?

Ses pensées vagabondèrent. Il avait beau venir d'un peuple de nomades, il n'avait jamais voyagé loin. L'édifice, bien que médiocrement mis en place, attirait l'œil. Il venait manifestement d'ailleurs. Patiné par la route, il racontait des histoires d'usure et de chemins. Qui qu'elle soit, elle était là en transit, et portait déjà quelques kilomètres derrière elle. Samir soupira. Quand elle aura fait son affaire ici, son voyage reprendra sûrement. Partir quand on le voulait, et s'arrêter où on le semblait bon... L'idée lui donnait tant le vertige qu'elle lui sembla blasphématoire.

Il resta probablement longtemps devant cette petite tente. Plongé dans ses rêveries d’échappatoires, il oublia momentanément la fureur de ses chaperonnes, ou le danger d’être un homme seul au milieu de toutes ces grandes guerrières. Dans l’activité du marché, on le laissait plutôt tranquille, à part peut-être quelques regards surpris ou méprisants dont il ne tenait plus compte. Est-ce qu’il pourrait rentrer ? Est-ce qu’il oserait ? Il n’avait pas d’argent. C’était une femme. Il était tiraillé, déchiré entre sa curiosité et son éducation, entre sa soif d’histoires et sa honte. Alors il ne bougeait pas, et il regardait.

« À votre avis, quel genre de personne vit là dedans ? Et qu'est-ce qu'il peut bien y faire ? »

Oh non. Samir sursauta. Il essaya de ne pas paniquer. Ça arrivait, qu’une guerrière essaye de lui parlait. Il lui suffisait d’être droit, silencieux, et de ne pas répondre.

« Je m'appelle Béryl. »

Hm. Elle ne partait pas… Dissimulé sous ses voiles, Samir tourna son visage vers l’inconnue. Ses yeux, seuls visibles, étaient baissés, mais il les leva timidement vers son interlocutrice. Elle n’avait pas l’air hostile. Elle avait l’air plutôt gentil.

« J'avoue que je suis curieuse... »

« C’est une médecin. Je crois. Je vois des personnes entrer et sortir en allant plus ou moins mieux. »

Il sembla soudain réaliser ce qu’il impliquait.

« Je veux dire. Je n’épiais pas. Je… je passais par là. Mes sœurs ne sont pas loin, je les attendais, elles vont revenir bientôt. »

Il s’inclina légèrement vers la femme, un peu raide.

« Excusez-moi. Si vous voulez… si vous voulez entrer, allez-y donc. Je ne faisais pas la queue. »


Béryl

Team abdos

Inventaire

  • Rondache de bois et de fer
  • Cimeterre de garde
La guerrière n'avait pas vraiment prit le temps de regarder son interlocuteur. Comme à son habitude elle avait simplement engagé la conversation et dit ce qui lui passait par la tête. L'attitude de la personne qu'elle avait alpagué la secoua légèrement et elle fit alors un peu plus attention à son environnement et à l'inconnu en face d'elle.

Béryl ne pouvait pas voir son visage. Seulement ses yeux lorsqu'il les levait vers elle. Elle sut à sa voix qu'il s'agissait d'un il. Vu sa tenue et son attitude elle en déduit qu'il s'agissait d'un gérudo. Son camp n'acceptait pas les hommes. Ou tout du moins les adultes quand il s'agissait des membres de leur ethnies. Bien que chez elle une majorité des lois de la cités et du bazar étaient rejetées, celle ci était restée. La jeune femme n'avait jamais vraiment compris pourquoi les anciennes du camp avait renié une grande partie de la culture gérudo de la cité, notamment en ce qui concernait la royauté et les différentes castes mais gardait leurs idées d'exclusion et de soumission sur l'autre genre. Néanmoins, bien que cela lui avait toujours paru étrange elle avait respecter ses ainées et ceci. Sans spécialement y réfléchir. Après tout elle ne comprenait pas très bien en quoi cela la concernait et de plus n'avait jamais vraiment croisé de gérudo mâle.
Le seul qu'elle "connaissait" elle ne l'avait jamais vraiment rencontré. Le fils de Zinni avait quitté le camp à l'âge adulte et la vieille garde faisait attention à ne mentionner son existence qu'en de rares occasions. Béryl voyait toujours la tristesse dans son regard lorsque son ainée évoquait son enfant.

« C’est une médecin. Je crois. Je vois des personnes entrer et sortir en allant plus ou moins mieux. » Elle s'était perdu dans ses réflexions lorsque son interlocuteur lui répondit. Il semblait plutôt bien au courant de ce qui se tramait là. Peut-être était-il du coin pensa-t-elle. Néanmoins il était rare de voir des hommes gérudos se balader seul de cette manière. Aussi loin qu'elle s'en souvenait, la fille de la lune avait rarement croisé de ses semblables masculins et à son humble avis, c'était même la première fois qu'elle en croisait un sans escorte.

L'homme sembla se reprendre d'un coup : « Je veux dire. Je n’épiais pas. Je… je passais par là. Mes sœurs ne sont pas loin, je les attendais, elles vont revenir bientôt. »

Hm ! Il avait sûrement pris la poudre d'escampette. Pour une raison inconnue elle le trouva courageux. Elle même n'était pas vraiment au courant de comment se passait les choses sur ce point au bazar, mais elle savait que s'il était seul là sans surveillance c'est qu'il n'avait pas vraiment demandé l'autorisation.

"Je pense que tu as le droit d'être curieux." Elle lui lança un clin d’œil complice et un sourire taquin. "Je ne vois pas où est le mal là dedans ! Après tout on ne voit pas beaucoup d'étranger de ce genre dans le coin." Bien que le bazar regorge de courageux venu troquer et profiter du rayonnement de Alm'as Alkath, l'esthétique du bâtiment de tissus non loin d'eux était une première pour Béryl.

« Excusez-moi. Si vous voulez… si vous voulez entrer, allez-y donc. Je ne faisais pas la queue. » Il s'était inclinée en lui parlant. Prise de cours par cette attitude et ne sachant pas vraiment comment réagir à ce geste elle appliqua ce qu'on lui avait appris : "Tout le monde mérite la même marque de respect" Alors elle s'inclina maladroitement à son tour avant de se redresser et d'enchainer.

"Je n'ai pas vraiment besoin de soin je pense." Elle se tourna vers la droite puis la gauche pour s'inspecter. Non, elle était en pleine forme. A peine quelques bleus suite à ses entrainement. Zinni avait beau avoir son âge, sa maitresse d'arme ne manquait jamais de force quand elles s'affrontaient. Chaque bleus était une erreur à corriger.

"En vérité, j'aimerai poser milles questions à cette médecienne." La guerrière releva son regard vers la tente. "D'où elle peut venir, qu'est-ce qu'elle a put voir en dehors de nos dunes de sable à perte de vue ?" Quelque chose qu'elle découvrirai bientôt, l'heure de son départ approchant. Mais cet évènement suscitait pour elle toujours autant d'angoisse que d'excitation. Prise dans ce tourbillon de sentiment elle continua de se livrer à ce gérudo dont elle ne connaissait même pas le nom.

"Je quitte les miennes dans quelques mois. Je devrais partir du désert bientôt" Elle pris le temps d'une douce respiration avant de terminer. " Je ne sais absolument pas ce qui peut m'attendre là bas. Ça me rend autant curieuse qu'anxieuse." Le mélange de sensations entre la joie et l'appréhension tourbillonnaient dans son ventre alors que quelqu'un sortait de la tente de l'inconnu. La place était libre si elle souhaitait se montrer curieuse.